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Mercredi 15 avril 2009

RAPPEL DE PRODUIT

Mobile pour voiture Youpi Pop
Motif du rappel : Présence de phtalates
Caractéristiques du produit : Mobile de marque LATITUDE ENFANT
en mousse, souple, avec des petits personnages et deux ventouses
Référence 332036


Dimanche 6 avril 2008

Témoignage de Véronique ARCE-MENSO –

 Les p’tits monstres , le journal de Jumeaux et plus, l’Association du 18

 

Etre parents de jumeaux, c’est vivre quelque chose d’exceptionnel.

Etre parents de jumeaux, c’est donner le premier mois de la vie des enfants, de 360 à 480 biberons ou séances d’allaitement. C’est aussi changer le premier mois quelque 450 couches.

Etre parents de jumeaux, c’est voir arriver avec soulagement le deuxième mois où le nombre de biberons passe à 240 et celui des couches à 300.

Etre parents de jumeaux, c’est des nuits sans dormir, des journées sans dormir et encore des nuits sans dormir.

Etre parents de jumeaux, c’est la peur de confondre ses enfants (« à qui j’ai donné à manger en dernier ? » «  à qui j’ai changé la couche tout à l’heure ? »)

Etre parents de jumeaux, c’est se réveiller en sursaut la première nuit où mes enfants ont enfin décidé de dormi, persuadé d’avoir oublié de nourri ses progénitures.

Etre parents de jumeaux, c’est supporter les remarques des gens qui vous arrêtent tous les mètres dans la rue le jour où vous sortez votre belle poussette double : « oh qu’ils sont beaux ! » «  Ils sont à vous ? » « C’est des vrais ou des faux ? » «  oh ! des jumeaux, quelle horreur ! «  «  oh ! comme ils se ressemblent ! « 

Etre parents de jumeaux, c’est apprendre à sourire en toute circonstance.

Etre parents de jumeaux, c’est apprendre à tout organiser et à tout gérer : premier bib à 8h, on recouche les bébés dans la foulé ; à 10h premier bain, à  11h30 premier repas, à 11h45 deuxième repas….

Etre parents de jumeaux, c’est se féliciter, le premier mois, d’avoir eu le temps de prendre une douche.

Etre parents de jumeaux, c’est se poser plein de question : est-ce que je donne autant d’amour à l’un qu’à l’autre ? Est-ce qu’il faut alterner le sens des bains ? Est-ce qu’il faut les scolariser ensemble ?

Etre parents de jumeaux, c’est être ingénieux : pour aller plus vite pour manger, une seule assiette, une seule cuillère et une bouchée à droite, une bouchée à gauche.

Etre parents de jumeaux, c’est regretter parfois le temps où on était célibataire

Etre parents de jumeaux, c’est arriver à faire en une journée, ce que n’importe qui ferait en  deux.

Etre parents de jumeaux, c’est aussi 2 fois plus de sourires, de fous rires

Etre parents de jumeaux, c’est recevoir deux fois plus d’amour.

 

Samedi 1 mars 2008

Extraits d’un article paru dans Parents - Florence SAUGUES

 

Pas évident de se préparer à l’arrivée de 2 bébés. A toutes les questions qui se bousculent dans votre tête, essayons d’apporter ici une réponse.

Existe-t-il des « vrais » ou des « faux » jumeaux ?

Oui. Mais l’appellation de « faux jumeaux » n’est pas tout à fait appropriée, puisque jumeaux signifie « né le même jour ». En revanche, zygote, terme d’origine grecque, désigne un œuf. Il y a les monozygotes, « vrais jumeaux », qui sont issus du même œuf, et les dizygotes, « faux jumeaux », qui proviennent de deux œufs différents. Pour les premiers, l’œuf se sépare en deux et donne naissance à des jumeaux ayant les mêmes caractéristiques génétiques. Ils sont la copie conforme l’un de l’autre. Les seconds sont deux patrimoines génétiques différents. Ils peuvent être du même sexe ou de sexe opposé. Ils se ressemblent comme des frères et sœurs arrivés successivement, et parfois de façon si troublante qu’on pourrait penser à de « vrais jumeaux ».

L’arrêt de la pilule ou les traitements contre la stérilité entraînent-ils un risque accru d’avoir des jumeaux ? Les facteurs favorisant une grossesse monozygote sont encore mal connus. Certains scientifiques évoquent une mauvaise qualité de l’ovule qui se scinderait en deux. Les grossesses dizygotes seraient dues, quant à elles, aux hormones hypophysaires qui stimulent les ovaires et provoquent parfois des ovulations multiples. On a constaté, en effet, que les mères de jumeaux dizygotes présentent un taux élevé de ces hormones. Ces taux sont également importants dans les premiers cycles suivant l’arrêt de la pilule. Les femmes ont donc plus de chances d’avoir des jumeaux si leur grossesse se déclare dans les deux premiers mois suivant l’arrêt de la contraception orale.

Quant aux traitements contre la stérilité, ils utilisent des médicaments qui favorisent l’ovulation. Dans ce cas, il est effectivement plus probable que deux ou plusieurs œufs se nichent en même temps dans l’utérus.

Par ailleurs, une femme de 40 ans a plus de risques de vivre une grossesse multiple qu’une femme de 25 ans. Les taux d’hormones hypophysaires augmentant avec l’âge, ce changement stimule les ovaires et amplifie les chances de fécondations multiples.

 

Est-ce un facteur héréditaire ?

Personne ne peut vraiment dire pourquoi une femme met au monde des « vrais jumeaux ». En revanche, il existe des « familles de dizygotes ». L’hérédité réside dans la particularité hormonale des femmes qui favorise des ovulations multiples. La transmission s’opérerait de mère en fille.

 

 

Sont -ils toujours des enfants prématurés ?

45 % à 50 % des jumeaux naissent prématurément. Cette fréquence varie selon que les enfants sont vrais ou faux jumeaux. Les monozygotes ont une prématurité plus élevée que les dizygotes. La durée moyenne des grossesses gémellaires est de huit mois. Mais, à terme égal et à poids de naissance égal, un jumeau prématuré ne court pas plus de risque qu’un bébé unique ! Les principales causes de cette fréquente prématurité sont la tension extrême de l’utérus et l’abondance du volume amniotique.

 

 

Ont-ils vraiment des relations in utero ?

Physiquement, dès leur conception, ces deux petits êtres vivent dans une douillette intimité. Pendant la grossesse, ils perçoivent et ressentent les mêmes choses. En revanche, chacun réagit selon sa personnalité.

Ces enfants se touchent. Lorsqu’ils sont dans la même poche, leurs corps sont imbriqués. Leurs vies se mêlent déjà : l’un peut attraper le pied de l’autre ou sucer le pouce de son jumeau. Les petits peuvent également se trouver dans deux poches différentes, séparés par une fine membrane. Ils ont conscience du corps de l’autre et bougent, réagissent en fonction du second. Ce contact in utero aurait une influence sur leurs relations futures. Ils se dessineraient déjà une certaine complicité, quand ils s’enlacent ou une rivalité, s’ils se repoussent, ou encore une dominance s’ils se gênent et essaient de prendre toute la place.

Peut-on dire qu’il y a un dominant et un dominé ?

Ces termes supposeraient qu’il existe un rapport de force entre les enfants. Ils impliqueraient que l’un soit actif, l’autre passif. La répartition des rôles n’est pas aussi schématique. Comme dans tout couple, les jumeaux vont se distribuer les « tâches » mais pas de façon immuable. Elles peuvent s’inter changer, en fonction de l’âge ou des situations.

Par exemple, l’un va communiquer avec l’extérieur : il privilégie l’apprentissage du langage pour lui et son jumeau. L’autre développe les activités motrices : il se charge d’explorer et découvrir pour les deux.

Chacun a sa place, dans le couple et à l’extérieur du duo. Les rôles se diversifient, alternent et complètent, plus qu’ils ne s’opposent. Il n’y a pas forcément un fort et un faible.

Peut-on les appeler « les jumeaux » ?

Surtout pas. A force de les appeler ainsi, les enfants vont se persuader qu’ils appartiennent à une entité indivisible. Cette désignation risque de les empêcher de prendre conscience de leur identité propre. Ainsi, très souvent au cours de leur enfance, et même plus tard, les jumeaux utilisent le « nous » plutôt que le « je ». Certains duos aiment aussi à se faire passer l’un pour l’autre, au grand dam de leur institutrice ou de leur entourage. En fait, le bébé jumeau a du mal à distinguer son corps de son double. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser tous les moyens (vêtements, prénom, activités, etc.) qui permettent de leur reconnaître comme deux êtres à part entière.

Doit-on les habiller pareil, leur faire faire les même activités, leur offrir les mêmes jouets, les mettre dans la même classe… ?

De préférence, non. Pour que l’enfant puisse dès son plus jeune âge acquérir une personnalité qui lui soit propre, il vaut mieux que chacun ait sa propre garde-robe, ses jouets personnels, son coin favori, ses couleurs, etc.

Inconsciemment, on pense que des jumeaux sont inséparables. C’est pourquoi les parents repoussent souvent l’échéance de la séparation. Si celle-ci n’est pas une recette miracle, obligatoire et applicable à tous, c’est un moyen de garantir l’affirmation de soi. Quand « couper le cordon » ? Faut-il  séparer les enfants à la crèche ou bien attendre la maternelle, ou encore l’école primaire. La question reste entière. Dès la crèche, la présence d’autres enfants évite au « couple » de s’enfermer sur lui-même. A l’école maternelle, les jumeaux vont essayer de préserve leur duo. Même si elle lui déplaît, l’un choisira telle activité pour rester avec son double. Alors que, une fois séparés, ils suivront sereinement leurs propres désirs.

Entrés en primaire, la comparaison entre eux deviendra inévitable, et la compétition apparaîtra. Quel que soit l’âge auquel la séparation va se produire, il faut bien sûr y préparer les enfants, pour dédramatiser l’événement.

Chacun s’attache-t-il à un parent plus qu’à l’autre ?

Beaucoup  de parents s’efforcent de traiter leurs enfants sans distinction, de peur qu’ils éprouvent un sentiment de jalousie l’un envers l’autre. Ils s’interdisent de faire le choix de « l’enfant préféré ». Mais les bébés apprennent vite à se partager l’attention de leur père et de leur mère. Chaque petit a besoin d’une relation privilégiée, avec l’un comme avec l’autre. Il peut exister une plus ou moins grande affinité, ressemblance ou connivence entre les uns et les autres, au même titre qu’avec les enfants d’une famille nombreuse.

 

 

Est-il possible de donner autant d’amour à l’un qu’à l’autre ?

Au moment d’avoir un deuxième bébé, chaque maman se pose la même question. Mais dès la naissance du bébé, la crainte s’évanouit. Un lien se construit avec le plus jeune, sans pour cela léser l’aîné. Avec chaque enfant se crée une relation originale et unique. Les parents de jumeaux arrivent également très vite à instaurer avec les deux petits un attachement particulier.

 

Mardi 26 février 2008
Ce sujet d'Anne Gautier a été diffusé le 5 février 2008

Aujourd'hui, je vais vous parler de l'aîné... Celle ou celui qui a eu la chance, ou la malchance, de naître avant des jumeaux...

Car, pour lui ou elle, c'est un peu dur... Voir arriver deux bébés, c'est encore plus perturbant qu'un seul. Dans la maison, c'est le raz-de-marée, avant ils étaient un peu le centre du monde, nos aînés, et puis, d'un seul coup, ils ne reconnaissent plus rien... leurs parents sont tendus, fatigués, ils peuvent se disputer davantage...

Ils perdent leurs repères, n'ont plus le même regard de la part de leurs parents. Ils sont dans le désarroi total et peuvent ne plus savoir qui ils sont... Mais rassurez-vous, au bout de quelques mois, ils arrivent, la plupart du temps, à trouver leur place. C'est ce qui s'est passé avec mon aîné, Aurélien, qui a aujourd'hui 9 ans.

Quand l'un des bébés se réveille en fin de sieste, il se précipite pour aller le chercher. Très souvent, je le retrouve enfermé dans le parc en train de jouer avec l'un de ses frères. Il leur montre comment fonctionnent leurs jouets... Il a totalement investi son rôle et son statut d'aîné, ce qui lui permet de ne pas se sentir exclu, car les jumeaux l'adorent, et de retrouver d'autres repères.

Je l'avoue, comme je suis un peu débordée, je lui demande souvent de leur donner à manger, et j'ai de la chance car il s'y prête bien volontiers, et cette joie est partagée.

Mais comme beaucoup de mamans, je me demande jusqu'où je peux aller. Alors, quand il commence à me dire : "Ça me saoule !", c'est là ma limite et je lui permets d'aller jouer ou de faire ses devoirs.

Mais il ne faut pas croire que les relations entre les trois frères sont toujours un long fleuve tranquille... Déjà à 10 mois, les bébés peuvent bien embêter leur grand frère.

C'est là qu'il faut faire attention à ne pas systématiquement dire à l'aîné de céder devant ses petits frères. Car derrière le "donne-lui", on sous-entend "tu es le plus grand". Et ils en ont marre, nos aînés, de s'entendre dire cela, ils ne sont pas si grands que ça et ils ont encore bien besoin de nous.

Concrètement, quand ils ont plus de 5 ans, quelques solutions très simples peuvent les aider à assumer leur statut d'aîné de jumeaux.

* Essayer de préserver des moments où il est seul avec vous
Il faut essayer de se garder, même s'ils ne sont pas nombreux, des moments seul à seul avec lui... Des instants privilégiés. Par exemple, mon mari fait du sport avec lui, et moi, je vais une fois par mois avec lui voir un petit spectacle... C'est notre moment à tous les deux.
* Les relais affectifs
Il faut essayer que les repères ne soient pas trop chamboulés, et pour cela, les proches, les grands-parents ont un rôle à jouer très important... C'est un relais affectif.
* Ne l'excluez pas
Il ne faut pas non plus qu'il se sente exclu. C'est maladroit, par exemple, de l'écarter au moment de la naissance et de l'envoyer une quinzaine de jours ailleurs. Quand il reviendra, il aura l'impression de prendre un TGV en marche... Il a besoin de vivre toutes les étapes, même si elles sont sportives !
* La phrase alarme
Pour permettre à votre enfant d'avoir une bouée de sauvetage, une bonne idée que Corinne Tenti, la psy de l'association Jumeaux et plus, m'a donnée pour préparer cette chronique : avant la naissance, mettez au point une phrase code que l'enfant dira lorsque vraiment il n'en pourra plus...
* Mettez-le en valeur en tant qu'aîné
Enfin, faites-le participer, donnez lui son statut d'aîné pour le mettre en valeur. Mais attention, ne lui donnez pas des responsabilités qu'il n'a pas à endosser. Des responsabilités de surveillance, par exemple...

Pour un plus petit, on peut aussi l'aider en lui parlant beaucoup, en l'aidant à mettre des mots sur sa souffrance, même s'il ne parle pas encore... Le but étant qu'il ou qu'elle sache que papa et maman savent ce qu'elle ou qu'il vit...

Cela dit, cela ne doit pas faire oublier qu'il peut parfois y avoir des problèmes plus sérieux. Il faut donc faire attention à certains signes.

* Quand la jalousie mène à la violence
Attention aux aînés jusqu'à 4 ans, ils n'ont pas de mots pour exprimer leur mal-être, ils peuvent devenir violents avec les bébés. Souvent, avec le plus faible.
* Attention aux changements de comportement
Un enfant peut aussi être très gentil à la maison et changer de comportement à l'école, par exemple... Donc, prévenez l'école.
* Ne le gâtez pas trop
Il y a aussi un autre danger : les parents qui culpabilisent et laissent tout faire à l'aîné... Attention, il faut lui donner des limites et des repères.

Si vous avez l'impression que les choses vont trop loin, n'hésitez pas à aller consulter un psychologue ou pédopsychiatre. Une seule consultation peut suffire. Quelques associations Jumeaux et plus disposent d'une psy qui consulte gratuitement, par exemple.

Mais surtout, dites-lui que vous l'aimez et que l'amour ne se divise pas, chacun des enfants en aura autant.


Et, comme toujours, n'hésitez pas à lire avec lui des livres qui parlent des jumeaux.
Livre pour parents
* Les jumeaux et multiples de 3 à 18 ans
"Guide pratique à l'usage des parents"
Christina Baglivi-Tinglov
Ed. Pearson, janvier 2008

Livres pour enfants
* Tom & Lou
Tome 1 : "En attendant les jumeaux"
Tome 2 : "Les jumeaux à la maternité"
Sophie Faudais, Julien De Man (ill.)
Ed. Anabet, 2006 et 2007
* Un nouveau bébé chez Petit lapin
Harry Horse
Ed. L'Ecole des loisirs, coll. Pastel, 2007

Vendredi 22 février 2008
INVITES : Francis BAK - Gémémollogue
Edwige Antier - spécialiste de la psychologie infantile
Jeudi 21 février 2008
Voici un extrait des propos de Fabrice BAK, psychologue, spécialiste des jumeaux, tenus dans les l'émission " Les Maternelles" de France 5 concernant les liens particuliers chez les jumeaux.

"Les jumeaux ont-ils toujours une relation très complice entre eux "

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